August 30
La nuit mélancolique
a des parfums d'amour
au rêve bucolique
il n'est pas d'autre humour
On écrit sur la pierre
et non sur le doux sable
on ne retient le lierre
il accroche inlassable
Et de tous ces tourments
qui ne sont que pâtures
aux regrets sont serments
sans d'autres aventures
Aux reflets de partages
il est souvent un heurt
un souci d'avantages
et l'envie tombe et meurt
Il est tant de misères
et tant d'indifférence
où les cris sont des ères
et des interférences !
Aux communs des mortels
toutes ces vérités
ne sont qu'accidentels
coups de fatalités
Quand l'esprit se condamne
au coeur artificiel
en son âme se damne
à s'inventer un ciel
Et pourtant dans ma nuit
qui m'est tant symbolique
un espoir me conduit
à croire en l'idyllique...
Danyel La Chouette
August 28
En tout ce temps qui passe
en cette heure si rase
une folie bien lasse
et si triste s'écrase...
Eternelles souffrances
à jamais invaincues
car les longues errances
ne les ont convaincues
Les douleurs sont toujours
en nos corps des enclaves
ont beau passer les jours
nous restons leurs esclaves !
Ce grand jeu de patience
aigrit dans le tourment
grandit dans l'inconscience
en un tournis dément
Arrêter l'engrenage
où la vie se morfond
ce fardeau qui surnage
en un rêve profond
Mais que faire en survie
dans le gris qui s'impose
en cette ombre asservie
qui jamais ne repose ?
Il faudrait que se passe
un moment de noblesse
que la montre soit lasse
sans que le temps nous blesse !

Danyel La Chouette
August 25
Pourquoi cette peur
où la vie s'enfume
une ombre en torpeur
au rêve qui fume ?
Car cette vie dans son combat
le fait de naître et de mourir
est un mystère où l'on se bat
dans un parcours à découvrir
Il n'est plus cette heure
à se demander
s'il faut que l'on meure
ou bien s'amender !
Car l'on n'est pas ici pour rien
rien n'est prévu mais tout se fait
le mieux est de le vivre bien
pour s'en donner tout le bienfait
L'esprit est au coeur
et non en l'abîme
où verse rancoeur
en tout ce qui brime
Car de la vie vient délivrance
au long de toutes ces années
et la simple persévérance
issue de voies abandonnées
La vie est bonheur
et non une épreuve
il n'est de malheur
dont on n'a la preuve
Car le temps dispersé s'évade
et l'amour est un flux sans fin
la mort n'est pas une bravade
au gentil ou à l'aigrefin
Il n'est qu'une peur
à faire survivre
en seule torpeur :
oublier de vivre !
Danyel La Chouette
August 21
Il est tant de raisons
qui se font malveillances
et qui n'ont d'horizons
que de noires vaillances
En ces ternes saisons
telles des souvenances
et de mortes maisons
calcinées dissonances
et les jeux de folies
qui brûlent aux flambeaux
nos pâles agonies
de ces rêves trop beaux
Les orages sont lies
en les coeurs en tombeaux
quand tant de félonies
tombent de ces corbeaux
Pourquoi tant de souffrances
et de morts innocentes
et de longues errances
en douleurs indécentes ?
Et combien d'espérances
au bout de tant d'attentes
entachées d'ignorances
en ces voix mécontentes ?
Il est tant de silences
au coeur de tous ces hommes
en froides pestilences
comme bêtes de sommes
et leurs cris de violences
réveillent Sodome
en vaines opulences
où la paix est fantôme !
Danyel La Chouette
August 18
Du rêve à la réalité
n'est qu'un seul pas mais si léger
que sans vouloir est alité
le court espoir si mensonger
L'esprit se monte en piédestal
et vole au dessus du réel
en s'imaginant un cristal
au fond d'un rêve artificiel
et de vouloir offrir la lune
en sacrifiant toute valeur
et se monter une tribune
en se croyant un beau parleur
ou de se plaire dans la vase
où mène une fausse lueur
quand la conscience aussi s'évase
et que le songe est son tueur
Il ne faut devenir Icare
ou rêver de folle grandeur
car n'est personne d'aussi rare
en une si sotte splendeur
Et ne se vautrer dans la boue
qui fait cent fois le déshonneur
à chaque fois que l'on s'ébroue
reste une tache au lésineur
Il est si doux de voir un rêve
écartant la réalité
et courir à l'aube sans trêve
en cherchant la facilité
qu'on offre encore en satiété
la sagesse est humble et prudente
en ce qui charme en société
car la lumière est incidente...
Danyel La Chouette
August 16

Belle lumière au coeur vaillant
qui fait de l'âme en son estime
un doux regard si clairvoyant
posé sur la douleur intime
Et de l'aurore au crépuscule
une vision jamais troublée
qui ne s'avance ou ne recule
est juste là non dédoublée
Charmant essor en sa substance
étoile peinte en la tourmente
est un espoir en assistance
à cet esprit qui se fragmente
Elle est la flamme où le coeur bat
sèche les larmes sans maudire
aide la vie dans son combat
nettoie le noir et sans rien dire
est cette image étrange et pure
où l'horizon se trempe enfin
se fait la gloire en découpure
est une lumière sans fin...
Danyel La Chouette
August 15
Le chemin si funeste
où la tristesse fuit
dans un glas sur un geste
a ramené la nuit
Le caillou qui se jette
en la claire démarche
et d'un pied qu'on rejette
en poursuivant sa marche
Cette branche imprévue
qui revient en figure
en la disconvenue
de si mauvaise augure
Il n'est que cette lune
en ce chemin tracé
éclairant à la brume
un sourire effacé
Cela ne suffit guère
et le pas est contraint
trébuchant du naguère
et la chute l'on craint
Il est donc évidence
et chagrin va sertir
une folle imprudence
à jamais l'engloutir
Il est faux ce chemin
qui ne mena à rien
en cherchant le jasmin
dans un souffle aérien...
Danyel La Chouette
Ecrit pour une amie, en espérant que j'ai bien traduit...
August 14
C'est au fond que frissonne
une douceur sereine
en ce clair s'abandonne
un obscur à la peine
En un souffle d'hiver
où se glace mortel
un cri nu comme un ver
en un strident appel
au terni souvenir
issu d'un archipel
à la grève agonir
en un sanglot pastel
Une vérité sonne
au glas de cette reine
en regret qui pardonne
et tremblant triste freine
un regard au revers
insolent mais unique
un profond univers
océan de panique
et la mer en brouillage
en marée tumultueuse
a brisé son mouillage
et coque aventureuse
Au moment où s'étonne
en la lumière apprise
un mot chéri qui tonne
et l'âme est toute éprise
Il est un univers
au dessin qu'on ébauche
où le trait n'est pervers
ignorant la débauche
et s'élance en aubade
encerclé mais vainqueur
en l'ellipse gambade
un sourire moqueur
Et vorace se donne
à la belle lueur
en la tristesse étonne
angélique verdeur
où l'amour souvent tremble
au désir où s'embarque
en ce qui nous ressemble
un souhait qui débarque
au milieu d'un désert
où le sable soupire
et se tait le disert
en sa supplique expire
Il est mot qui frissonne
et qui retient l'haleine
en un souffle se donne
où plus rien ne le peine...
Danyel La Chouette
August 13
L'envie funeste à bout d'esprit, de s'endormir
écho de rêve à devenir en songe enfuit
la grise peste au coeur contrit qui fait frémir
et ne s'achève en souvenir et qui nous fuit
Le temps de naître et disparaître est bien fortuit
un tendre hommage a perdu l'âge et fait blêmir
avant de paître et reconnaître il est détruit
avant que mage ne soit page il peut souffrir
L'aurore est vaine au coeur épris sans plus dormir
il n'est plus d'ombre ou de lumière, que la nuit
la vie t'anchaîne, un peu surpris, sans t'affermir
et rose sombre, une trémière, après minuit
L'étoile brève s'est éteinte et se réduit
en pâle aurore où un silence à qui s'offrir
une autre trève en douce étreinte où se traduit
ce qui dévore, en opulence, et fait gémir...
Danyel La Chouette
August 12
Elle est ce rêve
et ce silence
en folle trêve
en existence
en un mirage
au fond du pire
un creux sillage
où tout expire
Elle est la trame
et la douleur
en noir entame
autre couleur
Un cri d'amour
au blanc sanglot
en fin du jour
un salé flot
Coup d'infortune
et de malheur
qui importune
en maux de coeur
Est-ce la lune
ou bien pluton
avec neptune
ou bien orion ?
Le jour chavire
et se déforme
un vieux navire
en est difforme
Et la nuit vogue
étrange épave
et l'épilogue
est une enclave...
Daniel La Chouette
August 11
Savais-tu ma pauvre âme
que ce n'est qu'une larme
où n'est pas de l'infâme
en ton coeur est ce charme
Il est douceur antique
en l'offrande inhumée
qui revient romantique
une idée parfumée
de cette odeur intense
à l'âme tant aimée
qu'un souvenir encense
et qui reste acclamée
Cette image idyllique
en sa lumière aimée
comme voie symbolique
est écrite en camée
dans cette âme meurtrie
qui dépasse l'offense
et vérité se trie
se replie en défense
Et la joie magnifique
est de fièvre entamée
ne voit que mirifique
et funeste fumée
Ne reste que pétrie
l'indocile indécence
où n'est plus de patrie
ni réelle innocence
Et l'écho nostalgique
en la rime charmée
se pare de logique
et s'enfuit en fumée
Ce n'était qu'une alarme
où le rêve se pâme
une fugace larme
et se referme l'âme...
Daniel La Chouette
August 10
C'était un vieux silence en sa toile de givre
où le coeur insouciant avait bien chaviré
dans les yeux délavés s'écrivait tel un livre
un espoir incongru qui s'était envolé
Dans le creux d'un sanglot
s'évadant échappé
du reflux de ce flot
qui souvent retardé
reversait en grondant
une époque égarée
du reflet alarmant
la douleur effarée
bris d'un passé charmant
Dans la mer lessivée de ces mensonges nus
écrasée de folie dans l'obscure tourmente
vérité piétinée par tous ces inconnus
se tenait calcinée une image démente
Quand une opprobre suit
le rêve décapé
que l'attente poursuit
le silence attardé
que tout se confondant
en grisaille éperdue
le jour était néant
quand la nuit suspendue
d'un cauchemar béant
La pensée se tenait sur une île déserte
et les mots se choquaient sans rime et sans raison
la douleur aiguisée qu'on étripe et disserte
et qu'on rince au formol en guise d'oraison
C'était l'onde funeste
où baignait le passé
de cette horrible peste
en un songe harassé
dont le cri maudissant
cette faute étalée
qui laisse vieillissant
dans cette âme empalée
le regret pourrissant
C'était un temps funeste où la rose était morte
où le désir éteint se noyait dépité
si les cris et sanglots ne sont plus à la porte
il reste une douleur où est la vérité
Daniel La Chouette
August 09
La vérité sortant le soir
est une flamme ténébreuse
qui ne brillant que dans le noir
au lointain semble nébuleuse
et se sertit dans ses lumières
en mille reflets diamantés
des petits points comme chaumières
au creux des cieux désenchantés
Tant de soleils vont se coucher
dans l'ombre des planètes mortes
et de l'obscur à se toucher
comètes filant en cohortes
Il est des coeurs en leurs envies
qui cherchent de belles fontaines
en ces artifices de vies
feux de bengale abris de haines
aux étincelles revenues
de quelque tréfonds de silence
il n'est d'allumettes venues
mettre le feu à l'existence
Et dans les rougeoyantes braises
il suffirait d'un souffle doux
pour rallumer cette fournaise
où l'amour échauffe tout roux
La vérité qui dans la nuit
se fait parfois si plantureuse
au clair de tout ce qui reluit
reste souvent sombre et huileuse...
Daniel La Chouette
August 08
Quitte à mourir
ou bien à dépérir
avant de parvenir
où n'est plus d'avenir
il faudra tout maudire
et de la plume écrire
et ne pas s'interdire
ni la joie ni souffrance
en la nuit souveraine
en briser toutes chaînes
et garder l'espérance
Quitte à ne prendre
un délai d'attendre
il convient de se vivre
et non pas d'exister
même si dans le givre
l'âme croit persister
il reste un fond de soi
fait de ces bouts de soie
vivre comme il convient
mais non comme il se doit
même en l'erreur survient
un plaisir une joie
en l'encore où l'on croît
Mais ne plus se mentir
à tout coup ressentir
une envie de sertir
un souhait un sourire
de regarder misère
sans détourner les yeux
de se faire vipère
et mordre les envieux
les pourris les esclaves
étreignant la douleur
avec leurs voix suaves
et leurs cris de malheur
Quitte à souffrir
sans se trahir
tout découvrir
ne pas faillir
ni défaillir
devant le pire
dire et redire
et ne pas en rougir
ouvrir un cri d'enfance
en la nuit comme reine
et ne faire de peine
et conter délivrance
Daniel La Chouette
August 07
Et mes mots se résument
en l'espace et le temps
à jouer de leur enclume
ou créer de beaux printemps
orchestrés sur mes dumes
en leurs déserts arides
des concertos à la lune
et leurs vagues acides
Il est d'autres visages
au delà des mirages
ceux qui derrière le masque
ont des pensées flasques
et de froids horizons
abreuvés de douleurs
au coeur de ces chansons
comme de bien doux leurres...
Vague de silences
et de mots égarés
éperdue pestilence
en un monde effaré
quand sera-t-il enfin
le moment de détruire
le signal de la fin
de cet obscur empire ?
Il est mots de détresses
en d'horribles couleurs
abreuvés de tristesses
en morbides bonheurs
que regard soit caresse
et qu'amour soit vainqueur
et ne plus jamais blesse
en déchirant le coeur...
Il est temps qu'enfin cesse
hypocrite oraison
élever la prouesse
abreuver la raison
des mots fait pour aimer
qui ne savent mourir
et puis les essaimer
jusqu'à n'en plus finir !
Daniel La Chouette
Pour celles et ceux qui sont encore ami(es)
de l'ancien espace à cette même adresse,
je précise que je le reprends seul
et le rajoute à mes espaces existants
mais j'ai gardé certains textes
dont ceux d'une amie...
Ici je rêve
et chevauche aussi la réalité
quand il me plait.
Mes désirs sont perdus
au fond d'un puits sans fin
dont ne ressortent au gré du temps
que des souvenirs déchirés
dans un brouillard
d'infortune...
Mais
en fait
je n'ai pas peur
de la mort
seulement
de ne pas arriver
à dire l'essentiel
avant ma propre fin...
Daniel La Chouette